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Marcel Martineau, s.m. Depuis 1986, au Brésil |
Nouvelles
écrites le vendredi 17 mai 2002
Au cours des campagnes électorales,
les candidats offrent des faveurs aux gens pour avoir des votes.
C’est le temps où les politiciens termineront d’asphalter une rue de
la périphérie ou encore commenceront à construire un dispensaire pour donner
les soins médicaux élémentaires aux pauvres ;
d’autres promettront d’investir dans l’éducation ou de construire
une maison de détention plus humaine pour les détenus.
Le but des candidats est
d’avoir les votes de la population.
Après quoi, tout retournera comme auparavant.
Le manque d’emplois dans les grandes villes est de plus en plus sérieux.
Le salaire minimum est de 200 « reais » par mois ce qui correspond à
87$ américains. La plupart des
employés reçoivent en moyenne deux salaires minimums.
L’employeur doit payer le transport, un repas par jour et une assurance
santé à ses employés.
Les multinationales mettent à
pied des centaines de personnes pour les remplacer par des robots.
Des groupes de personnes protestent du mieux qu’ils peuvent pour
maintenir leurs emplois. Il y a
beaucoup de souffrance de la part des pères de familles devant l’insécurité
d’emploi.
Au début du mois de mai, Paul
Mohoney, s. m. et moi avons suivi un cours d’une semaine à l’université
catholique pour nous mettre à jour sur les nullités de mariage.
Personnellement, j’ai bien aimé ce cours sur les nullités de mariages, nous
avons eu de très bonnes conférences. Nos
paroissiens vivent beaucoup de religiosité naturelle;
ils sont très religieux ; ils
manifestent un grand respect pour le sacré, l’inconnu et l’extrasensoriel.
Devant tout cela, il y a beaucoup
à faire, l’évangélisation n’est pas terminée.
Petit à petit, nous travaillons avec ceux qui veulent croître dans la
foi chrétienne. Un grand nombre de
paroissiens ne fréquentent pas ou fréquentent très peu les célébrations et
les catéchèses que l’on donne pour l’accroissement spirituel.
Alors nous devons faire un effort pour aller les visiter à la maison.
Union de prières en Jésus et Marie.
Marcel, Martineau, s. m.
Nouvelles écrites le 5 mars 2002
Les autorités responsables de la santé publique sont en train de lutter contre
une maladie épidémique qui s'appelle la dengue. Les villes les plus
atteintes sont Rio de Janeiro et São Paulo, pour le moment ; il y a également quelques endroits où la dengue fait rage dans le Nord-est du pays.
Le nombre de morts augmente ; la dernière fois que j'ai entendu les
nouvelles, on annonçait que 24 personnes étaient décédées à cause de cette
épidémie. Les états et les villes les plus atteints ont mobilisé
beaucoup de personnes pour combattre les moustiques qui se reproduisent très
rapidement. Depuis quelques semaines, on en parle constamment à la télévision et l'on invite les gens à collaborer avec les autorités.
Depuis le premier mars, nous pouvons utiliser l'énergie électrique
normalement. Durant neuf mois, nous avons vécu un rationnement d'énergie électrique.
Le problème était le manque d'eau dans les lacs. Les autorités avaient peur d'être obligé à de devoir couper l'énergie, car les réserves d'eau
étaient très basses. Un bon nombre de personnes n'utilisaient plus le
congélateur, le micro-onde ou d'autres appareils électriques pour économiser
l'énergie. Heureusement, il a plu suffisamment en décembre, janvier, février
pour revenir à la normale.
La violence augmente au Brésil. Les voleurs attaquent facilement les
banques ou une personne sur la rue ou encore ils séquestrent une personne qui a
de l'argent et obligent la famille à débourser de haute somme d'argent. Le nombre de meurtres augmente toujours ; la vie des
personnes humaines n'a pas beaucoup de valeur. Les policiers sont
violents. De temps à autre, nous voyons, à la télévision, des scènes
où ils abusent de leur pouvoir.
La conférence nationale des évêques a décidé qu'au cours du carême, cette
année, l¹Église, au Brésil, dans le cadre de la " campanha da
fraternidade " (campagne de la fraternité), se préoccuperait des indigènes.
Ils ont été presque éliminés par les colonisateurs portugais au début de la
colonisation. Aujourd'hui, le gouvernement, du moins dans les discours,
leur donne une place dans la société ; l'Église catholique se fait de
plusen plus présente dans leurs villages. Les chants que nous utilisons dans
nos célébrations ont été composés en lien avec ce thème ; la plupart
sont très dynamiques.
Au début de mars, un séminariste viendra se joindre à notre communauté : José
Maria qui poursuivra ses études en théologie, à Guadalajara, en septembre
prochain. Il vient faire un stage de quelques mois dans une paroisse de Belo Horizonte. Il a déjà vécu ici, comme aspirant, il y a
quelques années ; alors il ne sera pas dépaysé ; il a beaucoup d'amis
dans le coin. Il va apporter du sang neuf à notre communauté.
Les soeurs maristes ont ouvert une autre maison à Belo Horizonte. Depuis
plusieurs années, elles n'avaient qu'une maison qui a été et est utilisée
surtout pour leur noviciat et la formation initiale. Leur nouvelle maison se situe dans la périphérie de la ville, dans une paroisse en formation.
Le curé leur a offert une résidence et en retour elles aident dans la
pastorale de la paroisse.
Union de prières. À tous, de joyeuses Pâques!
Nouvelles écrites le16 août 2001
Chers amis (es),
L'autre jour je naviguais sur l'Internet et tout d'un coup, j'ai eu l'idée de fouiner sur le site
www.peresmaristes.qc.ca J'ai lu les informations disponibles sur les confrères et cela m'a donné le goût d'envoyer quelques nouvelles.
En décembre dernier, nous avons perdu le père Piergiorgio Ricossa, s. m. qui depuis quatre ans demeurait dans la capitale de l'état de Minas Gerais, Belo Horizonte. On m'a alors demandé de le substituer pour faire compagnie au père Paul Mahony, s.m. qui, du jour au lendemain, se retrouvait seul à Belo Horizonte. J'ai subséquemment déménagé au mois de février, après avoir travaillé avec Bertrand dans notre paroisse à São Paulo.
Ici, tous les deux, nous travaillons comme vicaire les fins de semaine dans deux paroisses différentes. En plus, Paul travaille durant la semaine comme aumônier d'une prison et dans un centre qui accueille des jeunes pauvres pour les aider à se lancer dans la vie.
Je donne une présence dans la paroisse deux jours semaines en plus des fins de semaines. Mon travail consiste à écouter les gens, à faire de la direction spirituelle, à confesser ceux qui le demandent…
Un soir semaine, je donne une réflexion sur la bible.
Je prétends initier, cette année ou au début de l'année prochaine, la pastorale pour réveiller les vocations avec deux couples de la paroisse et les laïcs maristes.
Les autres jours j'en profite pour lire, préparer des retraites et je me tiens en forme en prenant soins de notre propriété et de la maison qui, un jour peut-être, sera notre noviciat latino-américain.
Des saluts aux confrères ! Union de prières,
Marcel, s, m.