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Marcel Martineau, s.m.

Depuis 1986, au Brésil

Adresse postale :
Padres Maristas
Rua Quarenta seis, No 232
Jardim Guanabara
Belo Horizonte, MG
Cep 31765-490

Téléphone : (31) 433 6351 
Courriel : martineaumarcel@hotmail.com 

Nouvelles écrites le vendredi 17 mai 2002

La nouvelle principale, qui occupe le plus souvent les ondes de la télévision et de la radio, ces jours-ci, porte sur les élections présidentielles.  Cette année le président en fonction termine son deuxième terme de quatre ans et les futurs candidats au poste ont déjà commencé à lutter pour le pouvoir, en préparation pour les élections qui auront lieu au début d’octobre. 

Au cours des campagnes électorales, les candidats offrent des faveurs aux gens pour avoir des votes.  C’est le temps où les politiciens termineront d’asphalter une rue de la périphérie ou encore commenceront à construire un dispensaire pour donner les soins médicaux élémentaires aux pauvres ;  d’autres promettront d’investir dans l’éducation ou de construire une maison de détention plus humaine pour les détenus.

Le but des candidats est d’avoir les votes de la population.   Après quoi, tout retournera comme auparavant.  Le manque d’emplois dans les grandes villes est de plus en plus sérieux.  Le salaire minimum est de 200 « reais » par mois ce qui correspond à 87$ américains.  La plupart des employés reçoivent en moyenne deux salaires minimums.  L’employeur doit payer le transport, un repas par jour et une assurance santé à ses employés. 

Les multinationales mettent à pied des centaines de personnes pour les remplacer par des robots.  Des groupes de personnes protestent du mieux qu’ils peuvent pour maintenir leurs emplois.  Il y a beaucoup de souffrance de la part des pères de familles devant l’insécurité d’emploi.

Au début du mois de mai, Paul Mohoney, s. m. et moi avons suivi un cours d’une semaine à l’université catholique pour nous mettre à jour sur les nullités de mariage. Personnellement, j’ai bien aimé ce cours sur les nullités de mariages, nous avons eu de très bonnes conférences.  Nos paroissiens vivent beaucoup de religiosité naturelle;  ils sont très religieux ;  ils manifestent un grand respect pour le sacré, l’inconnu et l’extrasensoriel. 

Devant tout cela, il y a beaucoup à faire, l’évangélisation n’est pas terminée.  Petit à petit, nous travaillons avec ceux qui veulent croître dans la foi chrétienne.  Un grand nombre de paroissiens ne fréquentent pas ou fréquentent très peu les célébrations et les catéchèses que l’on donne pour l’accroissement spirituel.  Alors nous devons faire un effort pour aller les visiter à la maison. Union de prières en Jésus et Marie.

Marcel, Martineau, s. m.


Nouvelles écrites le 5 mars 2002


Les autorités responsables de la santé publique sont en train de lutter contre une maladie épidémique qui s'appelle la dengue.  Les villes les plus atteintes sont Rio de Janeiro et São Paulo, pour le moment ;  il y a également quelques endroits où la dengue fait rage dans le Nord-est du pays.  Le nombre de morts augmente ;  la dernière fois que j'ai entendu les nouvelles, on annonçait que 24 personnes étaient décédées à cause de cette épidémie.  Les états et les villes les plus atteints ont mobilisé beaucoup de personnes pour combattre les moustiques qui se reproduisent très rapidement.  Depuis quelques semaines, on en parle constamment à la télévision et l'on invite les gens à collaborer avec les autorités.

Depuis le premier mars, nous pouvons utiliser l'énergie électrique normalement. Durant neuf mois, nous avons vécu un rationnement d'énergie électrique.  Le problème était le manque d'eau dans les lacs.  Les autorités avaient peur d'être obligé à de devoir couper l'énergie, car les réserves d'eau étaient très basses.  Un bon nombre de personnes n'utilisaient plus le congélateur, le micro-onde ou d'autres appareils électriques pour économiser l'énergie.  Heureusement, il a plu suffisamment en décembre, janvier, février pour revenir à la normale.

La violence augmente au Brésil.  Les voleurs attaquent facilement les banques ou une personne sur la rue ou encore ils séquestrent une personne qui a de l'argent et obligent la famille à débourser de haute somme d'argent.  Le nombre de meurtres augmente toujours ;  la vie des personnes humaines n'a pas beaucoup de valeur.  Les policiers sont violents.  De temps à autre, nous voyons, à la télévision, des scènes où ils abusent de leur pouvoir.

La conférence nationale des évêques a décidé qu'au cours du carême, cette année, l¹Église, au Brésil, dans le cadre de la " campanha da fraternidade " (campagne de la fraternité), se préoccuperait des indigènes.  Ils ont été presque éliminés par les colonisateurs portugais au début de la colonisation.  Aujourd'hui, le gouvernement, du moins dans les discours, leur donne une place dans la société ;  l'Église catholique se fait de plusen plus présente dans leurs villages.  Les chants que nous utilisons dans nos célébrations ont été composés en lien avec ce thème ;  la plupart sont très dynamiques.

Au début de mars, un séminariste viendra se joindre à notre communauté : José Maria qui poursuivra ses études en théologie, à Guadalajara, en septembre prochain.  Il vient faire un stage de quelques mois dans une paroisse de Belo Horizonte.  Il a déjà vécu ici, comme aspirant, il y a quelques années ;  alors il ne sera pas dépaysé ;  il a beaucoup d'amis dans le coin.  Il va apporter du sang neuf à notre communauté.

Les soeurs maristes ont ouvert une autre maison à Belo Horizonte.  Depuis plusieurs années, elles n'avaient qu'une maison qui a été et est utilisée surtout pour leur noviciat et la formation initiale.  Leur nouvelle maison se situe dans la périphérie de la ville, dans une paroisse en formation.  Le curé leur a offert une résidence et en retour elles aident dans la pastorale de la paroisse.

Union de prières.  À tous, de joyeuses Pâques!


Nouvelles écrites le16 août 2001


Chers amis (es),
L'autre jour je naviguais sur l'Internet et tout d'un coup, j'ai eu l'idée de fouiner sur le site www.peresmaristes.qc.ca  J'ai lu les informations disponibles sur les confrères et cela m'a donné le goût d'envoyer quelques nouvelles. 

En décembre dernier, nous avons perdu le père Piergiorgio Ricossa, s. m. qui depuis quatre ans demeurait dans la capitale de l'état de Minas Gerais, Belo Horizonte. On m'a alors demandé de le substituer pour faire compagnie au père Paul Mahony, s.m. qui, du jour au lendemain, se retrouvait seul à Belo Horizonte. J'ai subséquemment déménagé au mois de février, après avoir travaillé avec Bertrand dans notre paroisse à São Paulo. 

Ici, tous les deux, nous travaillons comme vicaire les fins de semaine dans deux paroisses différentes. En plus, Paul travaille durant la semaine comme aumônier d'une prison et dans un centre qui accueille des jeunes pauvres pour les aider à se lancer dans la vie. 

Je donne une présence dans la paroisse deux jours semaines en plus des fins de semaines. Mon travail consiste à écouter les gens, à faire de la direction spirituelle, à confesser ceux qui le demandent… 

Un soir semaine, je donne une réflexion sur la bible. 

Je prétends initier, cette année ou au début de l'année prochaine, la pastorale pour réveiller les vocations avec deux couples de la paroisse et les laïcs maristes. 

Les autres jours j'en profite pour lire, préparer des retraites et je me tiens en forme en prenant soins de notre propriété et de la maison qui, un jour peut-être, sera notre noviciat latino-américain.

Des saluts aux confrères ! Union de prières,
Marcel, s, m.

 

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